• Not' vie

    Sus aux poules

    J’essaie comme je peux d’avoir un discours nuancé et ouvert, même quand il s’agit de sujet qui ne m’attirent a priori aucune sympathie. Comme la chasse, et surtout les chasseurs. Je laisse les spécialistes nous démontrer en quoi la chasse est absolument nécessaire pour réguler la population de ces satanés nuisibles de merde – à moins que ce soit de ces animaux qui vivent encore dans les quelques hectares qu’on leur laisse sous conditions. D’ailleurs les chasseurs aiment la nature. D’ailleurs moi aussi quand j’aime beaucoup un truc j’ai bien envie de lui coller quelques balles dans la face.

    Ok, à part ces attaques faciles : hier, trois chiens sont arrivés chez moi et ont secoué une de mes poules, et tué la deuxième, sans que leur propriétaire réussisse à les rappeler. C’est vrai, c’est des choses qui arrivent : mes poules ne sont pas enfermées derrière des barreaux électrifiés et j’habite à la campagne, donc il y a des chiens – de chasse et d’autres, et des accidents, ça arrive. Néanmoins, on peut s’interroger sur une pratique qui consiste à apprendre aux chiens à tuer d’autres animaux, puis à les lâcher en liberté, tout en ayant éventuellement aucun contrôle sur eux.

    Vive ma poulette.

  • En théorie

    L’hortensia de plus près

    Ce qu’on appelle communément Hortensia, c’est une espèce d’arbuste issue de la famille des Hydrangea. D’ailleurs, son petit nom savant est  Hydrangea macrophylla, du grec makros :grand, et phyllon : feuille (et non pas macrophile : sexuellement attiré par les géants :D).

    On le voit mais on ne fait pas bien gaffe souvent : l’hortensia a deux types de fleurs : les grosses fleurs décoratives situées à la périphérie des inflorescences (vers l’extérieur des pompons) et les mini fleurs situées au centre. Elles sont toutes les deux hermaphrodites mais n’ont pas le même nombre de pétales : 4 et 5.

    Et en regardant les « fleurs décoratives », vous vous êtes peut-être déjà dit que ça ressemble à une fleur dans la fleur. Eh bien c’est presque tout à fait ça. Ce que l’on voit, ce sont 4 gros sépales et la petite fleur au milieu. Et les sépales, c’est le truc généralement vert sur lequel est posé la corolle (sur une rose, ce sont les petites pointes vertes collées à la fleur). C’est pour ça que parfois les hortensias nous paraissent verdâtres : la chlorophylle de cette partie de la plante reprend le dessus.

  • En théorie

    La fleur du jardin

    Car hortensia, vient du latin hortus : jardin… super précis comme désignation donc. Mais peut-être que son découvreur l’a nommée ainsi grâce à une femme, allez savoir.

    Dans cet article, on survolait le monde des pigments avec un petit focus sur l’hortensia et sa delphinidine, ce pigment rouge capable de se lier à d’autres éléments pouvant le faire virer au bleu. Et bien sur la fin de vie des fleurs, malgré une floraison bleue, on peut parfois observer une pigmentation magenta. Comme si la delphinidine revenait à son état naturel, rouge. Je ne sais pas ce qui provoque ça, un excès de pluie ou la sénescence des cellules. Si vous en savez plus…

    Hortensia
  • En théorie

    Qui est-ce ?

    J’ignore tout à fait qui c’est, mais comme il est joli, je vous le montre quand même :) Visible en avril, ses ailes sont mordorées, passant du noir à l’or suivant la lumière. Si vous en savez plus, manifestez vous !

  • En action

    Des pissenlits au potager

    Il y a un mois, on nous apprenais à chercher les jeunes pissenlits dans les monticules de terre créés par les rats-taupiers : recouvertes de terre, les feuilles privées de lumière sont blanches ou jaunes, très tendres.

    La même personne (merci à toi !) nous apprenait aussi que dans le temps de sa jeunesse, on cultivait le pissenlit en tonneau : prenez un grand contenant que vous remplissez de terre mélangée à des graines de pissenlits. Percez le contenant un peu partout sur les côtés. Les plantes vont pousser à travers les trous, tachant de trouver la lumière du jour, et vont donc développer des feuilles handicapées mais très tendres.

    J’apprécie beaucoup l’amertume des pissenlits, même des grandes feuilles. Mais je suis quand même curieuse de ces méthodes qui sont tout simplement des techniques de forçage pour les blanchir. Ici, on n’a pas de tonneau à disposition, mais de fil en aiguille j’ai découvert qu’on peut faire comme pour les endives ou n’importe quel autre légume qu’on souhaite blanchir.

    J’ai donc opté pour la méthode suivante : j’ai déterré de beaux pieds de pissenlits. Je leur ai coupé la tête 2cm après le collet, et ça nous a fait une belle salade. Puis ils ont été replanté en groupe dans le potager, et paillé sur bien 20-30cm. A suivre !

    Pieds de pissenlits habillés et repiqués
  • En action

    Un panier de soleil

    En ce moment, une des ressources comestibles les plus abondantes chez nous, c’est le pissenlit. Contrairement à la plaine, nous avons encore des légions de fleurs. Ça tombe bien, le pissenlit, ça se mange en entier et de plein de façons.

    On a essayé la Cramaillotte, ce « miel » originaire de Franche Comté où le pissenlit est d’ailleurs nommé.. cramaillot. En fait c’est donc une gelée de fleurs. Je ne reviens pas sur la recette, mais j’ajouterais bien quelques points : ce n’est pas pour rire, enlever les bractées (la partie verte qui entoure l’inflorescence) est assez long, et ça devrait être fait tout de suite après la récolte, donc se prévoir quelques heures devant soi quand même… Comme toutes les gelées, elle peut être prise sans ajout de gélifiant, juste au sucre. La plupart des recettes ajoutent des agrumes, ce qui n’est à mon avis pas très franc-comtois, mais le résultat est bon avec. Et en fait voilà le plus important : nos efforts sont bien récompensés, la mixture goûte bon, et je suis sure qu’on peut berner quelqu’un en lui racontant que c’est du miel (au goût, pas forcément à la texture).

    On essaie maintenant le Vin de pissenlit, qui n’a rien à voir avec du vin sinon la fermentation : enfermer la macération des fleurs, du sucre et quelques agrumes dans un pot. Attendez 3 mois. A suivre…

    Il y a un mois, on mangeait plutôt les jeunes feuilles. Maintenant plutôt les fleurs, mais aussi les feuilles en fait. Ensuite ce sera le tour des racines, qui sont délicieuses revenues à la poêle. En attendant, on récolte les graines :) C’est vraiment une plante qui donne tout !

    Des pissenlits à foison

  • En théorie

    La coccinelle à 22 000 points

    Elle a tout à fait la forme d’une coccinelle, avec des points et tout. Sauf qu’elle est jaune et que des points elle en a plein : la coccinelle à 22 points – qui dit mieux ? Elle répond au doux nom de Psyllobora vigintiduopunctata, psyllobora comme toutes les coccinelles, vigintiduopunctata comme.. 22 points. D’ailleurs, pour le comptage des points, on se contente de ceux présents sur les élytres (les ailes), y compris celui qui dépasse sur le haut du corps. Sinon ça lui ferait 26 points ^^

    Soyons clair sur deux points : non, les points n’indiquent pas leur âge mais sont spécifiques à l’espèce, et non ce n’est pas parce qu’elle est bizarre qu’elle n’est pas de chez nous.

    Sa petite spécialité, c’est de manger l’oïdum, ce champignon qui s’installe facilement sur nos cultures en fin de saison. Du coup sa période optimale de reproduction, c’est en même temps, afin que les larves puissent se nourrir facilement. D’ailleurs la larve a tout à fait les mêmes couleurs, donc facile à reconnaître. Donc : on est gentil avec la coccinelle on la laisse tranquille ! Et les autres insectes aussi d’ailleurs !

    Coccinelle à 22 points

  • En action,  En théorie

    La phacélie c’est fuper

    phacélie

    La plupart du temps, pour son aspect mellifère/engrais vert/sympa/couvre sol, on utilise Phacelia tanacetifolia : la phacélie à feuilles de tanaisie. C’est sûr, les feuilles ont un petit air de famille. Je ne reviens pas sur les multiples vertus de la plante, mais j’ajouterais que déjà, elle sent bon. Ensuite, bien que ce soit une annuelle, elle produit une telle quantité de graines qu’on peut en récupérer des pelles, ce qui en fait un engrais vert facile à reproduire. Et elle est de culture vraiment facile. Bref, votez phacélie.

    La phacélie tient son nom du grec fakelos (faisceau, fagot) en référence à ses fleurs agencées en crosses en faisceau. En effet, on remarque que les inflorescences sont bien en forme de crosse, et que chaque fleur va fleurir au fur et à mesure en partant de l’intérieur, ce qui donne à la plante une floraison assez longue. D’ailleurs, cette inflorescence est dite scorpioïde, puisqu’elle rappelle tout à fait la queue du scorpion, comme chez le mignon myosotis.

  • En action

    Kiwi le délicieux

    Le 12 mars 2019, je semais naïvement des graines de kiwi issues de fruits du commerce (miam). Il n’existe pas des tas d’espèces de kiwis comestibles, aussi peut-on imaginer qu’il s’agit d’Actinidia deliciosa ou d’un mutant proche. On l’appelle parfois Souris végétale, à cause de l’aspect désopilant de ses fruits.

    Les graines ont été mises à germer sur un simple coton humide, puis les plantules ensevelies dans du terreau. Il en restait pas mal, mais elles sont mortes au fur et à mesure, sans doute de négligence. Le pot a passé l’hiver tel quel dans la véranda (aux températures très basses en hiver) sans arrosage et sans surveillance. Et au printemps… Il en reste un :)

    Il est tout poilu, et a une croissance assez fulgurante ces semaines-ci. C’est une liane, aussi a t-il besoin d’un tuteur. Et on se rappellera que les individus sont soit mâle, soit femelle, donc en avoir un seul nous assure de n’avoir jamais aucun fruit :D

    Dire qu’au début c’était une graine d’1mm…