En action

Serre vs pente

Finalement nous avons opté pour une serre tunnel. Nous en sommes très contents pour le moment, mais le montage ne fut pas spécialement une partie de plaisir, et les problèmes que nous avons rencontrés n’étaient pas là où on les attendait. Petit retour sur la mise en place.

Préambule

Pour info, la serre fait 18m². Elle est composée de tubes galvanisés de 32mm de diamètre et d’une bâche 200 microns. Les pieds ancrés dans le sol ne sont pas simplement des barres mais sont en forme de L. Nous l’avons achetée neuve à une entreprise ardéchoise. Le délai de livraison n’a pas du tout été respecté et les cartons étaient explosés à l’arrivée, mais rien n’était abimé.

Se compromettre

On l’a lu et relu, « le plus important c’est d’observer », ok on sait. Pour cette fois, ce sera pourtant vraiment très important. Forcément… Ça a l’air bêta, mais ce n’est pas aussi simple, quand on est nouveau sur un terrain, de penser à tous les paramètres et de prévoir ceux des saisons suivantes. De notre côté, il a fallu faire des compromis. On ne pouvait décemment pas avoir un emplacement qui réunirait tous nos désirs : terre sympa, pas de pierre, bien exposé toute la journée et toute l’année, à l’abri des voisins, proche d’un point d’eau, coupé du vent, pas loin de la maison, sur un terrain plat etc.

Préparation

On a commencé par délimiter la zone, de laquelle nous avons ôté toute la pelouse (on ne pouvait pas faire de buttes dans la serre). Et on a creusé les tranchées autour. Déjà, c’était un boulot, la zone est très pierreuse.

Pentu… ou pas

Ici, le terrain est un peu pentu. Au début, on pensait installer la structure sur la pente, tout simplement. Mais par manque d’expérience sans doute, quand on a commencé à assembler la structure, on a réussi à la tordre un peu. Du coup on a pris peur et on a décidé de terrasser l’endroit pour avoir une zone bien plane, plus facile à gérer. Ce n’est pas complexe de terrasser, c’est juste long. Il faut aimer jouer avec la pelle, voilà tout !

Structure

L’assemblage de la structure s’est bien passé. Saluons au passage la notice de la serre, d’une clarté limpide, qui a permis d’avancer sans heurts. C’est important, on ne serre les boulons à fond pendant le montage. Et il y a un sens de pose pour les écrous.. je ne savais pas.

C’est dans ce sens là, avec la partie resserrée à la fin de la vis

Ce qui est important aussi, c’est l’équerrage de l’ensemble, sans quoi vous allez vous retrouver avec des pignons et des portes handicapés. Et ça c’est vraiment le plus chiant de cette histoire. Mais ça vaut le coup.

Ce qui est important encore, c’est que la zone et les tranchées, qu’elle soit en pente ou non, soit bien droite, c’est-à-dire sans talus, bosses, dépressions.. qui vous mettent la misère pour l’équerrage. Et ça aussi c’est long.

Les fameux 10cm

Pour les non-initiés, sachez que la structure est en partie enterrée. Mais surtout, c’est la bâche qui est enterrée de chaque côté de la terre et qui garantit sa tenue face au vent. Et pour se laisser une marge de manœuvre, il faut laisser au moins 10cm entre la structure et la bâche, pour pouvoir retendre en cas de pépin. Sauf que comme on avait tout terrassé, au passage on avait aussi tout défoncé, et nos 10cm s’en étaient allés. Du coup, nous avons posé des planches à 10cm de la structure, tenue par des bâtons enfoncés dans les tranchées, et nous avons remis de la terre là où il en manquait. Nous avons laissé passer quelques jours et quelques pluie. Au final, quand on a enlevé les planches, la terre est restée en place. Ouf !

Bâbâche

Ce qui m’inquiétait le plus, c’était la coupe et la pose de la bâche. Eh bien il n’y a pas de quoi, c’était la partie facile de l’affaire ! Nous avons fait ces opérations à deux, sans problème. La bâche s’enfile comme une chaussette. Mais une grande quoi.

Et c’est pas fini..

Une fois que les tranchées sont rebouchées, la bâche est bien tendue, on touche au but ! Seulement voilà, notre terrassement nous a mis dans une situation bizarre ou une porte ne s’ouvrait plus et l’autre était plus haute que le sol. Nouveau travail de brouettées de terre, donc.

Puis à l’intérieur, nous avions un coin largement en dessous du niveau du sol. Si bien que la zone était entièrement composée d’argile. Pas exactement ce que j’imaginais pour mes potagères. Comme il n’était pas question de butte, nous avons ôté une partie de la couche d’argile et l’avons remplacé par de la terre.

Et c’est fini !

Et voilà elle est finie et nous en sommes ravis ! C’est un microcosme fragile et bizarre à apprivoiser…


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