• En action

    Elles sont légion

    L’altise est aussi appelée puce de terre. D’ailleurs son nom vient du grec haltikos : habile à sauter. Là-dessus, c’est raccord, ce petit insecte de quelques millimètres saute effectivement très bien. Et comme c’est un coléoptère, il est également doté d’ailes. Super.

    Il existe une variété hallucinante d’espèces, avec chacune ses préférences gustatives, mais la plus rencontrée doit être la puce du chou. Celle-ci s’attaque indistinctement à tous les Brassicacées. C’est assez étonnant de voir au jardin tous les navets, radis, choux, roquettes et consorts attaqués alors que les autres familles n’ont rien.

    Au début de la saison, j’ai vu qu’il y avait quelques altises, et je me suis dit : « c’est pas grave, il faut partager, le cycle des prédateurs va se mettre en place naturellement. » Apparemment, côté altise, la notion de partage n’est pas très appliqué. Elles ont fait disparaitre tous les choux repiqués plus tard dans la saison, et c’est bien le problème des semis/repiquage tardifs : nos plants sont tout petits et sans défense, mais les animaux gourmands ont eu le temps de se développer et sont nombreux. Mais le gros problème, c’est que la population est devenue délirante en quelques jours et a fait aussi disparaitre des choux adultes de bonne envergure. Autant dire qu’apparemment elles ne vont rien nous laisser. Et du côté de leurs prédateurs… ils ont visiblement peu d’appétit.

    Je ne connais pas encore de solution efficace pour le moment. Les voiles de protection sont surement très efficaces (si la vague d’altises ne provient pas déjà de votre sol) mais dans le potager, j’ai planté un peu tout un peu partout. Ce serait donc onéreux, fastidieux et moche. Je lis beaucoup qu’il « suffit » d’arroser abondamment. C’est vrai, quand j’arrose, les altises tombent par terre. Et puis… elles remontent. Et même si j’adorais passer ma journée à asperger mes plantes, en pleine vigilance eau, ce n’est pas forcément une idée brillante.

    Ces bestioles hibernent dans la terre, et recommencent leur cycle au printemps. Les œufs sont pondus dans la terre, plusieurs fois dans la saison, donnant naissance à plusieurs vagues de voracité. Les larves mangent les racines avant de se transformer et de s’élever vers le feuillage. Donc je suppose que si je laisse une multitude d’altises manger tous mes Brassicacées, non seulement il n’y aura pas de récolte, non seulement je ne peux plus semer des plants de cette famille tant qu’elles sont actives, mais en plus je peux m’attendre à une vague d’attaque printanière vraiment désagréable.

    Luttons !

    Ce qu’il reste d’une feuille de chou : un squelette
  • En action

    Même joueur joue encore

    Une des grandes vertus des salades, en plus d’être faciles à cultiver et excellentes, c’est qu’on peut espérer un bonus. Comme souvent, à la récolte, on n’arrache pas le pied, on le coupe à base. La plupart du temps, les racines finissent leurs jours paisiblement dans la terre entourées de leurs amis les vers de terre et autres vivants du sol. Mais certains légumes résistent.

    C’est le cas des salades. On voit clairement les nouvelles feuilles repousser au bout d’une semaine. Reste à voir quelle taille on peut attendre de ce zombie ^^

    Une Reine des Glaces en pleine régénération
  • Blog,  En action

    On a trouvé un petit poulet

    Les chatons étaient en train de le houspiller. Normalement il ne faut pas ramasser les jeunes oiseaux car ils dépérissent très vite dans nos maisons, malgré toutes nos bonnes attention. Bon celui-ci était quand même en situation de danger maximum. En espérant faire au mieux, il s’est reposé quelques heures dans une pièce calme puis nous l’avons relâché à côté pendant que les chats faisaient leur sieste quotidienne de 8 heures, dans un bosquet de noisetier. C’a été l’occasion de découvrir que les oiseaux quittent le nid, mais pas forcément en volant :

    Si l’oisillon est déjà emplumé, les parents continueront à s’en occuper car ils restent toujours en contact avec lui visuellement et/ou par des cris. Les petits emplumés quittent naturellement leur nid, même s’ils ne volent encore pas bien, et ils peuvent alors sembler « perdus » ou en détresse : c’est le cas par exemple des jeunes merles ou des chouettes. Cela peut prendre encore 5 à 15 jours avant qu’ils ne puissent voler.

    ornithomedia.com
  • En action,  Not' vie

    Après Goupil, Bambi…

    Une des grandes joies de la campagne, c’est de voir, et parfois d’approcher, des animaux « sauvages ». Du ver luisant à la buse, on vit toujours un peu ça comme un privilège. Et puis un jour, un chevreuil se rappelle à votre bon souvenir et commet quelques outrages dans le potager. Blette la Magnifique devrait s’en remettre, mais elle ne recouvrera jamais sa prestance d’antan. Quant aux salades, haricots, fraisiers… feu mes amis.

    Tout ça pour te dire, à toi mon ami citadin qui t’installes au vert : gare aux biches !

    Quant à toi mon ami Bambi, t’as beau être mignon, abuse pas quand même.

    Ce qu’il reste de Blette la Magnifique
  • En action

    Des énigmes dans le noir

    Les petits trésors qui brillent dans la nuit, ici ce sont les vers luisants. Contrairement à son petit nom, Lampyris noctiluca n’est pas un vers mais un coléoptère, comme les scarabées. La confusion tient à la forme de la femelle : ni ailes, ni carapaces, c’est sûr que ça ressemble à une larve ! Heureusement le mâle sauve l’honneur de son espèce en présentant tous ses attributs.

    Le lampyre (du mot grec qui signifie « briller », contrairement à « lampe » qui vient du mot grec pour « torche ») n’est pas le même animal que la luciole, même si les deux sont de la même famille des Lampyridae.

    Dans les nuits de juillet, les femelles se mettent à luire bien fort pour attirer leur partenaire, qui pour leur part sont dotés de supers grands yeux pour les repérer. Tous les individus de cette famille sont luisants, donc émettent une lumière, et peuvent « s’éteindre ». Y compris les mâles, les larves et les œufs – trop stylé. Puis les larves vont aller s’enterrer pour passer l’hiver. Au printemps, elles se nourriront par exemple d’escargots ou de limaces – à la bonne heure !

    Alors, prêt pour la chasse aux œufs bioluminescents ?

    lampyre (vers luisant) femelle bioluminescente
    Lampyre femelle

    Une rapide vidéo de Castor Mother si vous avez la flemme de lire à ce sujet ;) et l’occasion de faire la connaissance de luciférine et luciférase (sont sur un bateau), deux petites molécules responsables de la bioluminescence.

  • En action

    Les super orties

    Tisane, superaliment, purin, engrais, assaisonnement, médicament… les bienfaits et utilisations de l’ortie sont multiples. Et pour cette fois, cette plante ultra-vertueuse a tout pour elle : elle pousse presque toute l’année, est répandue et abondante, elle repousse quand on la coupe… c’est presque trop facile. Ici, je suis assez intéressée d’en stocker pour en distribuer aux poulettes comme complément alimentaire pendant les mauvais jours (donc une grande partie de l’année apparemment). Un des moyens les plus simples de la conserver est de la faire sécher.

    Rien de plus simple : coupez les tiges, liez les en bouquets aérés, suspendez les dans un local ventilé et ombragé. Une fois sèches, broyez-les à la main ou dans un sac en papier. Voilà… C’est vrai, j’ai dû tuer plusieurs vitamines au passage parce que les conditions optimales de séchage n’étaient pas réellement réunies. En attendant, ce qui reste, j’ai l’impression que c’est déjà pas mal.

  • En action

    Des arbres au sucre

    La saison des bourgeons de conifères touche à sa fin, c’était l’occasion de tester les fameux sirops de paresseux :

    • intercalez une couche de bourgeons d’épicéa ou de sapin avec une couche de sucre dans un pot hermétique
    • oubliez-le au soleil
    • retrouvez-le un mois plus tard, filtrez : voilà c’est fini !

    La recette fonctionne aussi avec des feuilles adultes, le goût est un peu plus « puissant », mais ces feuilles ne rendent presque pas d’eau, il faudra peut-être en ajouter.

    bourgeons sapin dans du sucre pour faire du sirop
  • En action

    Zelda’s bug

    Quand je l’ai vu je me suis dit « woua un insecte de la Triforce ». Cet insecte de l’ordre des hémiptères (antennes longues, pièces buccales faites pour piquer et sucer) est la douce Dolycoris baccarum, plus connue sous le nom de Punaise des baies. On l’identifie grâce à la partie haute de son corps qui semble porter des épaulettes, et la forme de la partie entre les ailes, qui rappelle… un bouclier ! En effet, elle est de la famille des pentatomes (Pentatomidae), dont les quelques 5000 espèces sont communément appelées punaises à bouclier ou punaises des bois. Il en existe plus de 5000 espèces à travers le monde.

    C’est un fait, cette punaise est végétarienne (il en existe des carnivores), et présente en masse elle peut vous doubler pour récolter. Mais ne la confondons pas avec Halyomorpha halys, dite Punaise diabolique (rien que ça…), même si les médias choisissent apparemment leurs photos au hasard pour illustrer leurs bafouilles. Pour les différencier, le site de l’inra nous aide.

    punaise des baies
  • En action

    La Fontaine aux poules

    Chez nous à Saint-Nicolas-des-Biefs, se trouve un bief, c’est-à-dire un petit cours d’eau. Pour rendre le poulailler autonome, ça me disait bien de ramifier un peu le bief pour amener de l’eau vive. L’ambition c’est d’avoir une coulée d’herbe dense qui suit le bras d’eau, comme on l’observe déjà autour du bief ou la végétation est nettement plus haute, afin d’avoir plus de verdure et plus de bestioles, en plus d’une eau fraiche en permanence pour les poulette. Ca me disait bien de faire aussi une petite mare, un petit trou d’eau, sans raison particulière.

    J’ai trouvé une piscine-coquillage aux Emmaüs, bien bleue, mais bien solide, pour avoir une mini-mare étanche. Je l’ai enterrée au niveau du sol. Un tuyau part du bief principal et se termine dans la mare, le trop plein s’écoule par un angle de la piscine qui est légèrement plus bas. L’eau s’écoule ensuite le long du lit que je lui ai creusé.

    Le système marchait bien mais c’était très très bleu. Du coup j’ai simplement recouvert l’ensemble de cailloux… Et voilà. Missions accomplies : les poules y boivent, la végétation s’étoffe doucement, il y a des petites bêtes dont je ne connais pas le nom qui se sont installées… C’est cool.

  • En action

    Feuilles en cage

    D’un côté, je voulais faire un composteur d’une durée de vie d’un ou deux ans. De l’autre, j’étais intéressée par le « terreau de feuille », issu de la décomposition de feuilles mortes, que j’ai ici en quantités. Je n’étais pas emballée par l’idée de faire ça dans des sacs poubelles, comme on le lit souvent.

    Je vous présente donc la cage à feuilles. Vu mes médiocres compétences de bricolage, je ne voulais pas me lancer dans une construction sérieuse (toute réalisation à base de vis ou de clous rentre pour moi dans la catégorie « sérieuse », ce qui exclut de fait pas mal de choses…). J’ai donc opté pour un assemblage de branches. Elles sont simplement piquées dans le sol, et entre celles-ci viennent se tresser avec plus ou moins de bonheur des tiges plus ou moins souples.

    Avantages : super simple à faire, plutôt rapide, bonne intégration dans le paysage, remplit totalement son rôle. C’est une construction assez légère, donc elle va tomber en miettes avec les années. Mais il suffira de replanter des bâtons et d’en retresser, tout simplement. Et quand sa vie sera finit, elle va simplement s’autocomposter.

    Je rajoute régulièrement une couche de feuilles mortes, tant qu’il y en a autour. J’y mets aussi des trucs que je ne veux pas épandre dans les zones de culture en compostage de surface : déjections félines, peaux d’agrumes, trucs qui seraient trop longs à composter et dont les poules ne veulent pas (elles ne sont pas fans des restes de poireau les petites princesses). Bref, c’est un grand compost !