• En théorie

    Carabe le coléo

    Dans le bel ordre des coléoptères, on trouve les carabes. Ces petits insectes se trouvent d’abord à l’état de larve, laquelle se transforme ensuite en adulte, ensuite apte à pondre à son tour. Il existe de nombreuses espèces de carabes, dont de nombreuses sont carnivores voraces. De fait, ils se nourrissent par exemple de limaces, de pucerons, de vers… qu’ils hachent en morceaux à l’aide de leurs mandibules. Je lui souhaite de se régaler dans le coin ! Et si vous avez apprécié L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, de Reif Larsen, vous aurez une petite émotion à côtoyer la famille qui héberge aussi les cicindèles !

     

  • En théorie

    En fer de ronce

    Le barbelé, ce maudit, celui qui freine les hommes et les bêtes, qui blesse les audacieux ou les insouciants. On en trouve dans toutes les campagnes, il fait partie du paysage.

    Avant lui, on utilisait des ronces pour jouer le rôle de barrage. Forts de cette observation, quelques malins, notamment du Français Janin, prototypent et fabriquent des fils de fer acérés. Puis l’Américain Glidden dépose en 1874 le brevet du fil de fer barbelé, traduction de barbed wires ou brambles wire. Plus poétiquement, il est aussi appelé « fil en fer de ronce » ou « fil de ronce artificiel ». Le barbelé  permet alors de clôturer des zones immenses sans demander le temps d’installation et d’entretien des ronces ou des barrières en bois. Dans le Wild West américain, les éleveurs installés commencèrent à clôturer leurs terres pour empêcher les nouveaux venus d’y laisser pâturer leurs troupeaux. Ces tensions engendrent alors la Fence Cutter Wars, la Guerre des coupeurs de clôtures. Ca aurait pu être le titre d’une saga en plusieurs tomes !

     

  • En théorie

    Les arbres-ogres

    Vous avez surement déjà vu cette photo d’un arbre qui a englouti un vélo. Ou plus communément, vu des arbres qui digèrent lentement les pancartes qui sont clouées dessus dans les allées du bois d’à côté. C’est que l’écorce d’un arbre sert à le protéger. Quand l’écorce est meurtrie, le risque d’infection apparait, et l’arbre va donc faire en sorte de colmater la brèche le plus vite possible. C’est à dire assez lentement, de notre point de vue. Certaines blessures, qui peuvent nous paraître minimes, déclenchent pourtant tout le processus de cicatrisation. Ainsi, un barbelé attaché à un arbre avec une agrafe. D’un côté, il y a les petits trous causés par l’agrafe. De l’autre, il y a le frottement continu du barbelé sur l’écorce. L’arbre va alors créer un bourrelet, créé grâce à la multiplication anormale des cellules avoisinant la blessure. On peut lire ici que :

    « cette prolifération aboutit à la formation d’une masse de tissus cicatriciels, appelée cal, sur le pourtour de la blessure. Le cal affecte la forme d’un bourrelet qui va peu à peu recouvrir toute la surface blessée, d’où le nom de bourrelet de recouvrement. Les tissus formant ce bourrelet sont de même nature que ceux de la tige de l’arbre : on y trouve une masse de bois recouverte d’écorce. Cependant, les éléments dans le tissu cicatriciel sont sinueux et irrégulièrement enchevêtrés (le bois est madré ou ronceux). »

     

  • En théorie

    Une araignée est cachée dans cette image…

    Sauras-tu la retrouver ? Cette petite bêbête porte le doux nom de Micrommata virescens. Comme on peut le voir, elle est plutôt vert fluo, avec des petits poils blancs. Elle se cache sur le revers des feuilles où elle chasses des proies sans faire de toile, et ne vous inquiétez pas, elle ne peut pas vous faire de mal :)

     

  • En théorie

    Syrphe ?

    Y’a pas que les abeilles bien sûr, il y a aussi pléthore d’autres insectes qu’on est souvent bien incapables de nommer. Voici ce que j’imagine être un individu de la famille des Syrphes, une famille de mouches. On confond souvent ces insectes avec certains hyménoptères, autrement dit avec des abeilles ou des guêpes. Et on n’est pas les seuls…

    Les Syrphes sont connues pour imiter les hyménoptères, dans une forme de ce qui appelé le mimétisme batésien. Du nom de son découvreur, l’anglais Henry Walter Bates, ce mimétisme pousse les espèces inoffensives à se déguiser en espèces offensives pour éloigner les prédateur. Voilà pourquoi notre mouche se fait passer pour une guêpe. Pas bête !

    Par ailleurs, les syrphes sont nos amies (mais qui ne l’est pas ?). En se nourrissant de nectar et de pollen, elles pollinisent les fleurs, puis les femelles pondent sur des plantes présentant des pucerons afin que les larves s’en nourrissent quand elles seront nées. Bon appétit !

    Scaeva pyrastri, Syrphe du poirier, sur une fleur de roquette.

  • En théorie

    Les chatons de saule

    Encore des chatons ! Les saules sont fleuris ! Son nom est formé d’une racine indo-européenne signifiant « tourner, rouler », en référence à ses branches souples et malléables. Les chatons, d’abord recouverts de duvet argenté, laissent ensuite apparaître de toutes petites fleurs très odorantes.

    Les saules dont dioïques, chaque individu est donc soit mâle soit femelle, et porte  des chatons de son genre. Ici, on voit les chatons d’un mâle. Ceux des femelles sont plutôt verdâtres, et font plus penser à des petits cônes logés les uns à côtés des autres; ils sont moins « poilus ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Saule Marsault, fleurs mâle et femelle. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Allemagbe

     

     

  • En théorie

    Sous les jupes du noisetier

    Une belle planche d’Albert Peter éditée en 1901. L’occasion de se laisser convaincre que chaque bourgeon femelle contient bien plusieurs fleurs, qui ont chacune deux stigmates rouges. Et de voir plus en détail comment est formé un chaton.

     

    Le noisetier est celui qui porte les noisettes, c’est-à-dire les petites noix (latin nux).

    Il est du genre Corylus, du latin qui signifie casque, en référence à la cupule, le petit chapeau, au-dessus des noisettes.

    Son deuxième nom, le coudrier, était le seul employé jusqu’au XVIe. Enfin d’ailleurs on disait au début un « coudre », qui n’a rien à vois avec les travaux des petites mains mais qui est une altération de corylus.

    Il est de la famille des Bétulacées, qui regroupe entre autres les aulnes, les charmes, et les bouleaux.

  • En théorie

    Les chatons du printemps

    C’est la saison des chatons ! Ces petits pompons allongés et dorés qui se balancent dans le vent sont les fleurs mâles de nos amis noisetiers. Elles ressemblent un peu à la queue d’un chat, ce qui leur a valu leur nom, mais elles peuvent aussi se nommer iule, du latin iuli, qui qualifie quelque chose de crépue et de frisée. Moins mignon, tout de suite.

    Les fleurs mâles sont celles qui portent le pollen, qui sera transporté vers les femelles, par le vent dans notre cas. Vous avez peut-être vu des recettes de douceurs de chatons au chocolat ces temps-ci, avec des commentaires incendiaires qui avertissent qu’entre les chatons et les noisettes, ya pas photo, on devrait préférer les noisettes. Mais pas de panique ! Les chatons ne donneront jamais un fruit, ils se contentent de libérer du pollen. Vous n’aurez donc pas à choisir entre friandise de printemps et noisette d’automne !

    Le noisetier est monoïque, c’est à dire qu’il porte à la fois des fleurs et femelles. Néanmoins, il est auto-stérile (ce serait trop beau) : a priori il ne s’autopollinise pas. En effet, les fleurs mâles arrivent à maturité avant les fleurs femelles (c’est la protandrie), ce qui évite à l’arbre de se multiplier par lui-même, favorisant ainsi la diversité génétique. Voilà pourquoi on nous recommande d’avoir plusieurs variétés de noisetiers !

    Quant aux fleurs femelles, ce sont de petites choses discrètes… La suite dès que j’en vois une !