• En théorie

    Une araignée est cachée dans cette image…

    Sauras-tu la retrouver ? Cette petite bêbête porte le doux nom de Micrommata virescens. Comme on peut le voir, elle est plutôt vert fluo, avec des petits poils blancs. Elle se cache sur le revers des feuilles où elle chasses des proies sans faire de toile, et ne vous inquiétez pas, elle ne peut pas vous faire de mal :)

     

  • En théorie

    Syrphe ?

    Y’a pas que les abeilles bien sûr, il y a aussi pléthore d’autres insectes qu’on est souvent bien incapables de nommer. Voici ce que j’imagine être un individu de la famille des Syrphes, une famille de mouches. On confond souvent ces insectes avec certains hyménoptères, autrement dit avec des abeilles ou des guêpes. Et on n’est pas les seuls…

    Les Syrphes sont connues pour imiter les hyménoptères, dans une forme de ce qui appelé le mimétisme batésien. Du nom de son découvreur, l’anglais Henry Walter Bates, ce mimétisme pousse les espèces inoffensives à se déguiser en espèces offensives pour éloigner les prédateur. Voilà pourquoi notre mouche se fait passer pour une guêpe. Pas bête !

    Par ailleurs, les syrphes sont nos amies (mais qui ne l’est pas ?). En se nourrissant de nectar et de pollen, elles pollinisent les fleurs, puis les femelles pondent sur des plantes présentant des pucerons afin que les larves s’en nourrissent quand elles seront nées. Bon appétit !

    Scaeva pyrastri, Syrphe du poirier, sur une fleur de roquette.

  • En théorie

    Les chatons de saule

    Encore des chatons ! Les saules sont fleuris ! Son nom est formé d’une racine indo-européenne signifiant « tourner, rouler », en référence à ses branches souples et malléables. Les chatons, d’abord recouverts de duvet argenté, laissent ensuite apparaître de toutes petites fleurs très odorantes.

    Les saules dont dioïques, chaque individu est donc soit mâle soit femelle, et porte  des chatons de son genre. Ici, on voit les chatons d’un mâle. Ceux des femelles sont plutôt verdâtres, et font plus penser à des petits cônes logés les uns à côtés des autres; ils sont moins « poilus ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Saule Marsault, fleurs mâle et femelle. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Allemagbe

     

     

  • En théorie

    Sous les jupes du noisetier

    Une belle planche d’Albert Peter éditée en 1901. L’occasion de se laisser convaincre que chaque bourgeon femelle contient bien plusieurs fleurs, qui ont chacune deux stigmates rouges. Et de voir plus en détail comment est formé un chaton.

     

    Le noisetier est celui qui porte les noisettes, c’est-à-dire les petites noix (latin nux).

    Il est du genre Corylus, du latin qui signifie casque, en référence à la cupule, le petit chapeau, au-dessus des noisettes.

    Son deuxième nom, le coudrier, était le seul employé jusqu’au XVIe. Enfin d’ailleurs on disait au début un « coudre », qui n’a rien à vois avec les travaux des petites mains mais qui est une altération de corylus.

    Il est de la famille des Bétulacées, qui regroupe entre autres les aulnes, les charmes, et les bouleaux.

  • En théorie

    Les chatons du printemps

    C’est la saison des chatons ! Ces petits pompons allongés et dorés qui se balancent dans le vent sont les fleurs mâles de nos amis noisetiers. Elles ressemblent un peu à la queue d’un chat, ce qui leur a valu leur nom, mais elles peuvent aussi se nommer iule, du latin iuli, qui qualifie quelque chose de crépue et de frisée. Moins mignon, tout de suite.

    Les fleurs mâles sont celles qui portent le pollen, qui sera transporté vers les femelles, par le vent dans notre cas. Vous avez peut-être vu des recettes de douceurs de chatons au chocolat ces temps-ci, avec des commentaires incendiaires qui avertissent qu’entre les chatons et les noisettes, ya pas photo, on devrait préférer les noisettes. Mais pas de panique ! Les chatons ne donneront jamais un fruit, ils se contentent de libérer du pollen. Vous n’aurez donc pas à choisir entre friandise de printemps et noisette d’automne !

    Le noisetier est monoïque, c’est à dire qu’il porte à la fois des fleurs et femelles. Néanmoins, il est auto-stérile (ce serait trop beau) : a priori il ne s’autopollinise pas. En effet, les fleurs mâles arrivent à maturité avant les fleurs femelles (c’est la protandrie), ce qui évite à l’arbre de se multiplier par lui-même, favorisant ainsi la diversité génétique. Voilà pourquoi on nous recommande d’avoir plusieurs variétés de noisetiers !

    Quant aux fleurs femelles, ce sont de petites choses discrètes… La suite dès que j’en vois une !

     

  • En théorie

    F1 – 9 : La question de la fragilité

    Je lis d’une part que l’effet hétérosis rend les plantes plus vigoureuses que leurs parents, voire que les autres plantes d’autres variétés.

    Je lis d’autre part que la pauvreté génétique de ces plantes les rend fragiles par rapport aux autres variétés, et qu’elles nécessitent forcément de “bénéficier de tous les apports du paquet technologique (engrais, pesticides, irrigation…)”. Si la seconde proposition est vraie, consommer des F1 revient à tolérer ces méthodes de culture et leurs effets délétères.

    Susanne Nilsson – Poppy
  • En théorie

    F1 – 8 : La question de la castration

    Chez les végétaux, les allogames ont des ovules plutôt fécondés par du pollen issu d’autres plantes de la même espèce. Les autogames sont fécondés par le pollen de la même plante. La tomate est autogame, donc a priori si vous possédez le seul pied de tomate à des kilomètres à la ronde, et qu’il ne fait qu’une seule fleur, vous aurez quand même une tomate (si toutefois un insecte ou vous même faites “vibrer” la fleur pour que le pollen tombe sur le pistil, mais c’est une autre histoire).

  • En théorie

    F1 – 7 : Les conséquences

    La plante va bénéficier de ses atouts de F1 : elle présente les caractéristiques promises (au même titre que les graines de variétés classiques), et ces caractéristiques peuvent être plus funs : couleurs originale, taille des fruits, caractère hâtif…

    La population sera homogène : chaque individu a le même aspect et le même comportement. Donc c’est génial pour passer le tracteur.

    La population sera vigoureuse car elle est génétiquement riche et profite de l’effet hétérosis, ce qui la rend plus résistante aux aléas de la vie.

    Mais on n’aura peut-être pas envie de semer nos graines issues de F1, à cause de l’effet loterie qui s’applique à la F2. Donc on devra racheter des graines. Donc on est ok pour se passer de notre autonomie.

    Puisque nous ne sélectionnons pas nos graines, nous ne pouvons pas améliorer nos variétés pour les adapter à notre milieu et à notre façon de jardiner. Chaque année, on repart de zéro avec des plantes étrangères au lieu de fortifier nos lignées.