• En théorie

    Il est venu le temps

    Des rires et des chantsdes cathédralesdes myrtilles

    Elles poussent facilement en altitude, et facilement sur sol acide : vous m’en voyez ravie. Ce petit arbrisseau appelé myrtille donne donc un fruit appelé myrtille, quoiqu’on puisse aussi leur préférer le petit nom d’airelle ou bleuet (qui sont par ailleurs des plantes complètement distinctes).

    Les petits fruits de Vaccinium myrtillus sont en forme de globes qui pètent sous la dent et sont délicieux. On les cueille très bien à la main, globule par globule, en chantonnant dans les sous-bois, mais les plus pressés utilisent un peigne que les Vosgiens appellent riffle.

    La cueillette au peigne, car elle abime un peu le système végétatif de la plante, est réglementé par chaque département qui donne la date à partir de laquelle elle est autorisée. Mais pour l’Allier, je n’ai pas su trouver…

    L’élégante fleur de myrtille
  • Blog,  En action

    On a trouvé un petit poulet

    Les chatons étaient en train de le houspiller. Normalement il ne faut pas ramasser les jeunes oiseaux car ils dépérissent très vite dans nos maisons, malgré toutes nos bonnes attention. Bon celui-ci était quand même en situation de danger maximum. En espérant faire au mieux, il s’est reposé quelques heures dans une pièce calme puis nous l’avons relâché à côté pendant que les chats faisaient leur sieste quotidienne de 8 heures, dans un bosquet de noisetier. C’a été l’occasion de découvrir que les oiseaux quittent le nid, mais pas forcément en volant :

    Si l’oisillon est déjà emplumé, les parents continueront à s’en occuper car ils restent toujours en contact avec lui visuellement et/ou par des cris. Les petits emplumés quittent naturellement leur nid, même s’ils ne volent encore pas bien, et ils peuvent alors sembler « perdus » ou en détresse : c’est le cas par exemple des jeunes merles ou des chouettes. Cela peut prendre encore 5 à 15 jours avant qu’ils ne puissent voler.

    ornithomedia.com
  • En action,  Not' vie

    Après Goupil, Bambi…

    Une des grandes joies de la campagne, c’est de voir, et parfois d’approcher, des animaux « sauvages ». Du ver luisant à la buse, on vit toujours un peu ça comme un privilège. Et puis un jour, un chevreuil se rappelle à votre bon souvenir et commet quelques outrages dans le potager. Blette la Magnifique devrait s’en remettre, mais elle ne recouvrera jamais sa prestance d’antan. Quant aux salades, haricots, fraisiers… feu mes amis.

    Tout ça pour te dire, à toi mon ami citadin qui t’installes au vert : gare aux biches !

    Quant à toi mon ami Bambi, t’as beau être mignon, abuse pas quand même.

    Ce qu’il reste de Blette la Magnifique
  • Not' vie

    Feu mes poulettes

    Contrairement à ce que je pensais, le renard frappe aussi dans la journée sans aucune vergogne. Sputnik, Croquemitaine et La Reine Margot ont donc pleinement achevé leur rôle de maillon d’une chaine dans le grand cycle de la vie (merci Mufasa :’))

    Gardons contre mauvaise fortune bon cœur, je n’y résiste pas : évoquons rapidement Sputnik 1 (du russe qui signifie « compagnon »), le premier satellite artificiel de la Terre. Envoyé par nos voisins russes le 4 octobre 1957, il marque le début de l’ère spatiale et de la course à l’espace. Ce beau bébé est une sphère en aluminium de 58cm de diamètre pour 83kg, doté de 4 antennes. Il renferme son équipement et ses batteries d’alimentation, le tout baigné dans de l’azote. Sa mission : transmettre par radio des indications sur la température et la pression à bord afin de vérifier le bon fonctionnement du système de pressurisation et de thermorégulation. Par ailleurs, « l’étude de ses signaux devait donc permettre d’étudier la propagation des ondes dans l’atmosphère et l’étude de sa trajectoire devait fournir des informations sur la densité de la haute atmosphère et sur la forme exacte de la Terre. » (wiki)

    Au bout de 22 jours, ses batteries épuisés, Sputnik 1 s’éteint et se désintègre.

    On peut entendre ici le poétique Beep de la transmission radio, diffusé par la Nasa :

  • En action

    Des énigmes dans le noir

    Les petits trésors qui brillent dans la nuit, ici ce sont les vers luisants. Contrairement à son petit nom, Lampyris noctiluca n’est pas un vers mais un coléoptère, comme les scarabées. La confusion tient à la forme de la femelle : ni ailes, ni carapaces, c’est sûr que ça ressemble à une larve ! Heureusement le mâle sauve l’honneur de son espèce en présentant tous ses attributs.

    Le lampyre (du mot grec qui signifie « briller », contrairement à « lampe » qui vient du mot grec pour « torche ») n’est pas le même animal que la luciole, même si les deux sont de la même famille des Lampyridae.

    Dans les nuits de juillet, les femelles se mettent à luire bien fort pour attirer leur partenaire, qui pour leur part sont dotés de supers grands yeux pour les repérer. Tous les individus de cette famille sont luisants, donc émettent une lumière, et peuvent « s’éteindre ». Y compris les mâles, les larves et les œufs – trop stylé. Puis les larves vont aller s’enterrer pour passer l’hiver. Au printemps, elles se nourriront par exemple d’escargots ou de limaces – à la bonne heure !

    Alors, prêt pour la chasse aux œufs bioluminescents ?

    lampyre (vers luisant) femelle bioluminescente
    Lampyre femelle

    Une rapide vidéo de Castor Mother si vous avez la flemme de lire à ce sujet ;) et l’occasion de faire la connaissance de luciférine et luciférase (sont sur un bateau), deux petites molécules responsables de la bioluminescence.

  • En théorie

    Turquoise le métallique

    Ces papillons métalliques font partie du genre Adscita, aussi appelés Procris (car ils font partie de la sous-famille des Procridinae) ou Turquoises (car l’espèce type qui a servi à son découvreur en 1783 a été nommée Adscita turcosa). Il en existe de très nombreuses espèces, dont les plus observables ici sont Turquoise de la Sarcille et Turquoise des Cistes (plus rare), mais les différencier est assez compliqué, voire impossible sans un examen des pièces génitales. Nous nous arrêterons donc à dire qu’il s’agit d’un Turquoise :)

    Il faisait partie du sous-ordre aujourd’hui obsolète des hétérocères, c’est-à-dire des « papillons de nuit », par opposition au sous-ordre des rhopalocères qui sont les « papillons de jour ». Néanmoins, de nombreux « papillons de nuit » volent de jour, parfois exclusivement. En fait, ces deux anciens sous-ordres classaient ces insectes non pas selon leur préférence diurne ou nocturne, mais selon le type d’antennes. Ainsi, les rhopalocères (du grec rhopalon : massue et keras : antenne) ont des antennes en forme de… massue. Les hétérocères (du grec heteros : autre) regroupe toutes les autres formes d’antennes.

    Chez les Turquoises, les antennes des mâles sont massives et pectinées (en forme de peigne) alors que celles des femelles sont effilées.

    Les antennes des lépidoptères sont des organes olfactifs. Le fait d’en avoir deux séparés permet une meilleure efficacité dans la localisation de la source du parfum, un peu comme nos deux oreilles peuvent localiser les sons. Plus l’antenne est ramifiée, plus elle est efficace. Les papillons qui volent la nuit ont donc des antennes imposantes qui leur permettent de se repérer et de trouver leurs fleurs sans y voir goutte. Les mâles peuvent en avoir des plus grosses (!) que les femelles car ce sont eux qui vont suivre les pistes de phéromones qui les mèneront à leur belle. Notons pour finir que l’olfaction est un sens majeur des papillons, assuré non seulement par les antennes, mais aussi par la trompe, les palpes et les ailes. Un peu comme si on avait des narines partout ^^


    papillon Adscita, dit aussi Turquoise
    Dame Turquoise

  • En action

    Les super orties

    Tisane, superaliment, purin, engrais, assaisonnement, médicament… les bienfaits et utilisations de l’ortie sont multiples. Et pour cette fois, cette plante ultra-vertueuse a tout pour elle : elle pousse presque toute l’année, est répandue et abondante, elle repousse quand on la coupe… c’est presque trop facile. Ici, je suis assez intéressée d’en stocker pour en distribuer aux poulettes comme complément alimentaire pendant les mauvais jours (donc une grande partie de l’année apparemment). Un des moyens les plus simples de la conserver est de la faire sécher.

    Rien de plus simple : coupez les tiges, liez les en bouquets aérés, suspendez les dans un local ventilé et ombragé. Une fois sèches, broyez-les à la main ou dans un sac en papier. Voilà… C’est vrai, j’ai dû tuer plusieurs vitamines au passage parce que les conditions optimales de séchage n’étaient pas réellement réunies. En attendant, ce qui reste, j’ai l’impression que c’est déjà pas mal.

  • En action

    Des arbres au sucre

    La saison des bourgeons de conifères touche à sa fin, c’était l’occasion de tester les fameux sirops de paresseux :

    • intercalez une couche de bourgeons d’épicéa ou de sapin avec une couche de sucre dans un pot hermétique
    • oubliez-le au soleil
    • retrouvez-le un mois plus tard, filtrez : voilà c’est fini !

    La recette fonctionne aussi avec des feuilles adultes, le goût est un peu plus « puissant », mais ces feuilles ne rendent presque pas d’eau, il faudra peut-être en ajouter.

    bourgeons sapin dans du sucre pour faire du sirop