• En action

    Un panier de soleil

    En ce moment, une des ressources comestibles les plus abondantes chez nous, c’est le pissenlit. Contrairement à la plaine, nous avons encore des légions de fleurs. Ça tombe bien, le pissenlit, ça se mange en entier et de plein de façons.

    On a essayé la Cramaillotte, ce « miel » originaire de Franche Comté où le pissenlit est d’ailleurs nommé.. cramaillot. En fait c’est donc une gelée de fleurs. Je ne reviens pas sur la recette, mais j’ajouterais bien quelques points : ce n’est pas pour rire, enlever les bractées (la partie verte qui entoure l’inflorescence) est assez long, et ça devrait être fait tout de suite après la récolte, donc se prévoir quelques heures devant soi quand même… Comme toutes les gelées, elle peut être prise sans ajout de gélifiant, juste au sucre. La plupart des recettes ajoutent des agrumes, ce qui n’est à mon avis pas très franc-comtois, mais le résultat est bon avec. Et en fait voilà le plus important : nos efforts sont bien récompensés, la mixture goûte bon, et je suis sure qu’on peut berner quelqu’un en lui racontant que c’est du miel (au goût, pas forcément à la texture).

    On essaie maintenant le Vin de pissenlit, qui n’a rien à voir avec du vin sinon la fermentation : enfermer la macération des fleurs, du sucre et quelques agrumes dans un pot. Attendez 3 mois. A suivre…

    Il y a un mois, on mangeait plutôt les jeunes feuilles. Maintenant plutôt les fleurs, mais aussi les feuilles en fait. Ensuite ce sera le tour des racines, qui sont délicieuses revenues à la poêle. En attendant, on récolte les graines :) C’est vraiment une plante qui donne tout !

    Des pissenlits à foison

  • En théorie

    Il est venu le temps

    Des rires et des chantsdes cathédralesdes myrtilles

    Elles poussent facilement en altitude, et facilement sur sol acide : vous m’en voyez ravie. Ce petit arbrisseau appelé myrtille donne donc un fruit appelé myrtille, quoiqu’on puisse aussi leur préférer le petit nom d’airelle ou bleuet (qui sont par ailleurs des plantes complètement distinctes).

    Les petits fruits de Vaccinium myrtillus sont en forme de globes qui pètent sous la dent et sont délicieux. On les cueille très bien à la main, globule par globule, en chantonnant dans les sous-bois, mais les plus pressés utilisent un peigne que les Vosgiens appellent riffle.

    La cueillette au peigne, car elle abime un peu le système végétatif de la plante, est réglementé par chaque département qui donne la date à partir de laquelle elle est autorisée. Mais pour l’Allier, je n’ai pas su trouver…

    L’élégante fleur de myrtille
  • En action

    Les super orties

    Tisane, superaliment, purin, engrais, assaisonnement, médicament… les bienfaits et utilisations de l’ortie sont multiples. Et pour cette fois, cette plante ultra-vertueuse a tout pour elle : elle pousse presque toute l’année, est répandue et abondante, elle repousse quand on la coupe… c’est presque trop facile. Ici, je suis assez intéressée d’en stocker pour en distribuer aux poulettes comme complément alimentaire pendant les mauvais jours (donc une grande partie de l’année apparemment). Un des moyens les plus simples de la conserver est de la faire sécher.

    Rien de plus simple : coupez les tiges, liez les en bouquets aérés, suspendez les dans un local ventilé et ombragé. Une fois sèches, broyez-les à la main ou dans un sac en papier. Voilà… C’est vrai, j’ai dû tuer plusieurs vitamines au passage parce que les conditions optimales de séchage n’étaient pas réellement réunies. En attendant, ce qui reste, j’ai l’impression que c’est déjà pas mal.

  • En action

    Des arbres au sucre

    La saison des bourgeons de conifères touche à sa fin, c’était l’occasion de tester les fameux sirops de paresseux :

    • intercalez une couche de bourgeons d’épicéa ou de sapin avec une couche de sucre dans un pot hermétique
    • oubliez-le au soleil
    • retrouvez-le un mois plus tard, filtrez : voilà c’est fini !

    La recette fonctionne aussi avec des feuilles adultes, le goût est un peu plus « puissant », mais ces feuilles ne rendent presque pas d’eau, il faudra peut-être en ajouter.

    bourgeons sapin dans du sucre pour faire du sirop
  • En théorie

    T’es un pissenlit ou pas ?

    Dent-de-Lion, florin d’Or, laitue de Chien, coq, cochet, groin de porc, salade de Taupe, fausse Chicorée, couronne de moine, baraban, cramia… Autant de noms vernaculaire pour autant de plantes de l’espèce Taraxacum, qui regroupe plusieurs plantes comestibles. C’est le lot des fleurs communes que d’avoir plusieurs noms, dont certains désignent parfois plusieurs plantes. Ce qui n’aide pas à les identifier. Déjà qu’elles se ressemblent un peu toutes. Voilà pourquoi dès qu’on voit un pompon jaune on sera tenté de l’appeler un pissenlit. Alors qu’il pourrait s’agir de la porcelle, de l’épervière, de la picride, du laiteron… Souvent, l’observation de la fleur même ne donnera pas beaucoup d’indications, aussi vaut-il mieux regarder le reste. Ca vaut le coup de se pencher sur le sujet si on a l’intention d’en manger, entre autre.

    Un capitule de pissenlit

    Notons que toutes ces plantes font partie de la famille des Astéracées, aussi appelée famille des Composées. C’est que justement, ce pompon, qu’on appelle d’habitude une fleur, c’est en fait des fleurs. Dans notre pissenlit, chaque languette jaune, que l’on appelle à tort un pétale, est en fait une fleur. Et toutes ces fleurs sont groupées en pompon : le capitule. Ça donne envie de regarder de plus près non ? :)

    Vous trouverez sur Bota et Phyto so Flo de quoi faire pour différencier les Astéracées.