• En théorie

    Qui est-ce ?

    J’ignore tout à fait qui c’est, mais comme il est joli, je vous le montre quand même :) Visible en avril, ses ailes sont mordorées, passant du noir à l’or suivant la lumière. Si vous en savez plus, manifestez vous !

  • En théorie

    Moro le rapide

    Il est trapu, il vole comme un colibri en battant des ailes à fond, il peut rester immobile en vol, il a une longue trompe comme un long bec, et son vol hyper rapide vrombit… Il est complètement inoffensif, c’est le Moro-sphinx.

    Aussi appelé Sphinx colibri, il s’agit d’une espèce de papillons de la sous-famille des Macroglossinae (qui est aussi une sous-famille des chauve-souris…), cette dénomination étant issue du grec makris : longue, et glôssa : langue. Même si on est d’accord, pour ce lépidoptère, il ne s’agit pas d’une langue mais d’une trompe.

    Et donc, Moro arpente les massifs de fleurs dont il prélève le nectar que les autres ne peuvent atteindre grâce à sa spectaculaire trompe, souvent en vol stationnaire.

    Il est parfois appelé Sphinx du caille-lait, en référence à cette famille de plantes, les gaillets. En effet les femelles les affectionnent pour y déposer leurs oeufs, desquels éclosent rapidement de superbes chenilles. Son petit nom latin Macroglossum stellatarum fait référence aux stellaires, ces petites fleurs en étoiles, dont les chenilles peuvent aussi se nourrir.

    Mais comme il n’est pas très rustique, c’est aussi un bon migrateur, quoi qu’apparemment on en trouve de jeunes spécimens de plus en plus tôt au nord de la France, qui seraient donc nés ici.

    Son vol peut atteindre 50km/h en pointe, et la vitesse de battement des ailes est de l’ordre de 75 par seconde. C’est beaucoup ! Ca change des gros balourds de papillons. Par contre, toute cette vivacité, ça consomme.. Moro passe donc la quasi-totalité de son temps à se nourrir. Pour pouvoir battre des ailes. Pour se nourrir.

    Photo Jerzy Strzelecki, Moro sphinx et fleurs de Verbena

    Une des Pages Entomologiques d’André Lequet pour en savoir plus.

  • En théorie

    Turquoise le métallique

    Ces papillons métalliques font partie du genre Adscita, aussi appelés Procris (car ils font partie de la sous-famille des Procridinae) ou Turquoises (car l’espèce type qui a servi à son découvreur en 1783 a été nommée Adscita turcosa). Il en existe de très nombreuses espèces, dont les plus observables ici sont Turquoise de la Sarcille et Turquoise des Cistes (plus rare), mais les différencier est assez compliqué, voire impossible sans un examen des pièces génitales. Nous nous arrêterons donc à dire qu’il s’agit d’un Turquoise :)

    Il faisait partie du sous-ordre aujourd’hui obsolète des hétérocères, c’est-à-dire des « papillons de nuit », par opposition au sous-ordre des rhopalocères qui sont les « papillons de jour ». Néanmoins, de nombreux « papillons de nuit » volent de jour, parfois exclusivement. En fait, ces deux anciens sous-ordres classaient ces insectes non pas selon leur préférence diurne ou nocturne, mais selon le type d’antennes. Ainsi, les rhopalocères (du grec rhopalon : massue et keras : antenne) ont des antennes en forme de… massue. Les hétérocères (du grec heteros : autre) regroupe toutes les autres formes d’antennes.

    Chez les Turquoises, les antennes des mâles sont massives et pectinées (en forme de peigne) alors que celles des femelles sont effilées.

    Les antennes des lépidoptères sont des organes olfactifs. Le fait d’en avoir deux séparés permet une meilleure efficacité dans la localisation de la source du parfum, un peu comme nos deux oreilles peuvent localiser les sons. Plus l’antenne est ramifiée, plus elle est efficace. Les papillons qui volent la nuit ont donc des antennes imposantes qui leur permettent de se repérer et de trouver leurs fleurs sans y voir goutte. Les mâles peuvent en avoir des plus grosses (!) que les femelles car ce sont eux qui vont suivre les pistes de phéromones qui les mèneront à leur belle. Notons pour finir que l’olfaction est un sens majeur des papillons, assuré non seulement par les antennes, mais aussi par la trompe, les palpes et les ailes. Un peu comme si on avait des narines partout ^^


    papillon Adscita, dit aussi Turquoise
    Dame Turquoise

  • En théorie

    Le Grand collier argenté

    Grand collier argenté
Boloria euphrosyne

    Aussi connu sous le nom de Nacré sagitté, le papillon Boloria euphrosyne vole tout l’été près du sol, s’arrêtant régulièrement pour se nourrir de fleur comme la bugle. Notons les deux grandes « perles » blanches au milieu de l’aile, ainsi que sept autres le long de l’aile postérieure, qui lui valent son nom anglais : Pearl-bordered Fritillary.