• En action

    300

    Mes poules ne sont plus, mais j’avais préparé une série de petits articles à leur sujet, alors c’est parti.

    Ça y est c’est arrivé, on a rencontré le problème des poux rouges.. si j’en crois mes lectures et les discussions avec les voisins, je ne m’en débarrasserai jamais vraiment. Je peux essayer de contenir la population dans des proportions acceptables, c’est tout. Les poux survivent plusieurs mois sans manger, donc inutile de mettre le poulailler en quarantaine un petit temps. A moins de traiter chimiquement évidemment. 

    Amenés par d’autres volatiles, les poux ne s’en prennent qu’aux oiseaux. A moins que vous ayez un désastre sanitaire d’invasion donc, ils ne vous piqueront pas. Et  ils ne voyagent pas souvent à dos de poule; ils ont tendance à piquer et à retourner au lit au nid. Donc les poulettes ne se promènent pas avec une armée de parasites sur le dos. Au moins ça. 

    Je m’en suis aperçue alors qu’il n’y avait apparemment pas beaucoup d’individus, donc j’avais l’impression d’avoir mes chances.

    Extraction de la litière, passage du chalumeau, épandage de cendre, litière de fougères fraîche et sèche. Opération renouvelée plusieurs fois. Et franchement, des poux, il y en avait de plus en plus c’était l’enfer. D’ailleurs les poules ne voulaient  plus dormir dans le poulailler, bien qu’elles continuent à y pondre. Le seul truc qui a marché : le refroidissement des températures. Sûrement qu’ils sont toujours là, mais aucune commune mesure avec le développement de la colonie pendant les beaux jours. 

    Je me suis rendue compte à cette occasion que mon beau poulailler en bois est un nid d’interstices. Ce sont des lattes de bois assemblées comme de la frisette. C’est donc impossible de passer tout par le feu au chalumeau. C’est donc impossible de ne pas oublier un seul individu. Et vous savez le truc avec les poux : quand il yen a 1, yen a 300. 

    Donc pour cette fois, je ne suis pas mécontente d’aller vers l’hiver.

    Majesté, la poule
  • Not' vie

    Sus aux poules

    J’essaie comme je peux d’avoir un discours nuancé et ouvert, même quand il s’agit de sujet qui ne m’attirent a priori aucune sympathie. Comme la chasse, et surtout les chasseurs. Je laisse les spécialistes nous démontrer en quoi la chasse est absolument nécessaire pour réguler la population de ces satanés nuisibles de merde – à moins que ce soit de ces animaux qui vivent encore dans les quelques hectares qu’on leur laisse sous conditions. D’ailleurs les chasseurs aiment la nature. D’ailleurs moi aussi quand j’aime beaucoup un truc j’ai bien envie de lui coller quelques balles dans la face.

    Ok, à part ces attaques faciles : hier, trois chiens sont arrivés chez moi et ont secoué une de mes poules, et tué la deuxième, sans que leur propriétaire réussisse à les rappeler. C’est vrai, c’est des choses qui arrivent : mes poules ne sont pas enfermées derrière des barreaux électrifiés et j’habite à la campagne, donc il y a des chiens – de chasse et d’autres, et des accidents, ça arrive. Néanmoins, on peut s’interroger sur une pratique qui consiste à apprendre aux chiens à tuer d’autres animaux, puis à les lâcher en liberté, tout en ayant éventuellement aucun contrôle sur eux.

    Vive ma poulette.

  • En action

    Enclore sa cour

    Que de Marie-Antoinettes pour n’être pas nées en Autriche ne s’en réveillent pas moins chaque matin avec le goût d’élever des poussins ?

    L. Maugier, La basse-cour : organisation des poulaillers, faisandiers, etc…, 1884

    Si vous aussi vous vous sentez enfin prêt à accueillir des gallinacées : un humble partage d’expérience concernant la clôture des poules, qui a donné lieu à bien des interrogations, notamment sur le type de grillage.

    « Pour les volailles adultes, a maille de 51 m/m est la plus employée. Toutefois il est prudent de prendre la maille de 25m/m pour garnir le bas. »

    Qu’on se le dise ! Mais je n’ai pas du tout fait ça.

    Pour les poteaux, nous avons fait local : de vieux piquets en bois trainent un peu partout ici. Même quand ils ont l’air un peu pourri, ça fonctionne, vu leur épaisseur, à moins que le bois ne se fende sous les coups de masse. Car masse il y a, hélas ! Une fois les piquets plantés, des agrafes, elles aussi locales, ont été clouées à 20 et 100 cm de haut. On a donc utilisé deux fils de tension, avec un unique tendeur à l’extrémité de chaque fil. Au moment de tendre le fil, il y a des chances pour que les piquets terminaux penchent vers l’intérieur ; ils peuvent être calés avec des buchettes posées contre, en diagonale. Et les agrafes sont positionnées vers l’extérieur de l’enclos, puisqu’on se posait la question, et qu’on s’est trompé. Il n’y a plus qu’à dérouler le grillage, tout en l’attachant à intervalles réguliers le long du fil tendeur.

    Nous avons opté pour un bête grillage de jardin, en rouleaux de 25m, avec des mailles de 7,5 x 10 cm, de 1,20 m de haut, parce que c’était un peu le seul disponible à côté de chez nous. Alors plusieurs retours à ce propos : avec des mailles de cette taille, les poules jeunes, ou petites, ou sveltes, passent à travers. Les miennes, qui sont des poules pondeuses sans pédigrée, genre hybrides rousse et harco, pourraient je pense passer. Elles ont essayé au début mais n’ont pas osé forcer les mailles, alors qu’elles auraient très bien pu, ces trucs sont quand même assez souple. Depuis elles n’ont pas retenté le coup, et sans doute qu’elles ont pris de l’embonpoint, mais si vous avez une poulette de tempérament plus décidé…

    Concernant la hauteur : le grillage est juste posé sur le sol, et des seaux de terre ont été versé à la base pour l’enterrer légèrement, juste pour que les poules n’aient pas l’idée de passer dessous. Au mieux, il doit se replier vers l’extérieur et être enterré pour repousser les prédateurs. D’où l’intérêt de positionner le grillage sur l’extérieur des piquets… D’autre part : 1,20 m, mes poules volent au-dessus. J’ai dû leur couper les plumes des ailes pour remédier à ça.

    Le meilleur serait d’avoir des mailles plus petites, un grillage enterré, plus haut, et même un filet sur le dessus. Mais tout dépend ce que l’on souhaite et la dangerosité de l’environnement, et le coût. De mon côté, j’ai choisi plutôt un grand parcours, ce qui représente 100m de clôture, plutôt pour garder les poules à l’intérieur quand je ne peux pas les surveiller que pour vraiment les protéger du monde extérieur. On est presque tous les jours dans le jardin, près d’elles, et elles sont du coup souvent en liberté. Et j’espère donc que les prédateurs n’auront pas la témérité de tenter une action. En revanche, je ferme le poulailler, la cabane où elles dorment, chaque soir. Après leur avoir raconté une histoire, bien sûr.

  • En action

    Parc à poules

    On prévoit d’avoir des poules bientôt. Dans nos rêves elles s’ébattent librement sur les terres environnantes et reviennent chaque nuit pour dormir dans leur poulailler et nous y laisser des oeufs au petit matin, en gage de leur amour indéfectible.

    Comme dans la réalité il est possible qu’elles : s’en aillent pour toujours / détruisent le potager / pondent dans des lieux incongrus…

    Nous leur avons grillagé un grand espace pour qu’elles fassent la même chose qu’en liberté, mais en plus petit… C’est un bête grillage d’1,20m, butté de terre au pied, tendu sur des piquets qui trainaient sur le terrain. Le portillon est un morceau de palette. L’installation ne prétend pas les protéger contre les  prédateurs, mais permettra donc de les parquer à des moments clé du potager. A voir si nos prédictions sont fondées !